Il y a des jours comme ça...·Questions de société

Ma garde-robe minimaliste

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« Heureux celui que se contente des biens qui s’offrent à lui aujourd’hui, quels qu’ils soient, et aime ce qu’il possède; heureux celui pour qui la raison décide de la valeur de tout ce qui lui appartient. » Sénèque

Je ne sais pas vous les copains & copines, mais moi, cette année : j’ai envie de « vivre simple, et vivre léger ». Enfin, pour tout vous dire, cette idée n’est pas nouvelle, elle trotte dans ma tête depuis un bon moment. Je ressens de plus en plus le besoin d’alléger mon quotidien et de me détacher des choses. Je souhaite me débarrasser du superficiel pour privilégier ce que je considère « d’essentiel ». Enfin, j’aspire à plus de simplicité pour m’enrichir d’autre chose, et me sentir davantage libre peut être. Alors aujourd’hui, j’attaque mon dressing, symbole de société moderne, de consumérisme, et d’insouciance éthico-écologique.

Qu’est ce qu’une garde-robe minimaliste ?

« La personne minimaliste ambitionne de se défaire de la pensée collective, de la surconsommation. Elle souhaite réduire au maximum tout ce qui lui fait perdre du temps, la distrait inutilement et lui demande une énergie supplémentaire. Elle choisit alors d’organiser sa vie uniquement autour de ce qui est important à son bien-être et à ses réelles nécessités. Dans ce monde saturé de sources d’angoisse et d’instabilités, où les besoins sont surstimulés, adopter une attitude minimaliste, c’est choisir de reprendre le contrôle de son environnement et de sa destinée. » Elodie-Joy Jaubert dans son livre l’Art du minimalisme, 2016.

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Une garde-robe minimaliste est donc une garde-robe simple, légère, sélectionnée, facile, organisée, qui révèle notre image et notre détermination. D’ailleurs, quand Béa Johnson écrit dans son livre Zéro déchet, 2013 : « De temps à autre, nous louons notre maison: cela finance des weekends et nos vacances. Quand vient le moment de vider les lieux, chacun d’entre nous sort le bagage à main qu’il garde dans son placard, y vide sa garde-robe, le ferme, et nous nous mettons en route. » Moi, ça me fait rêver. Pas vous?

4 Bonnes raisons d’alléger son dressing?

Le poids des choses. Les copains, les copines, n’avez-vous jamais ressenti vous aussi cette sensation d’étouffer, de crouler sous le poids des choses ? Car, parfois, se défaire du matériel, des vêtements en l’occurrence ici, a un impact psychologique surprenant. C’est comme larguer, se débarrasser, laisser derrière soi, ces couches d’illusions, de sentiments ambivalents, de contradictions, de compulsions acheteuses, et de lourds souvenirs qui nous retiennent dans le passé. Bref, alléger sa garde-robe, c’est pour moi, avancer. Et pour Elodie-Joy Jaubert (2016), « Se défaire de ses chaînes, c’est pourtant se permettre de continuer de vivre sans aucun asservissement. […] C’est s’offrir la plus délicieuse des indépendances. C’est être le propre artisan de son bonheur. »

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Un gain d’espace et de temps. Votre garde-robe déborde, pourtant vous ne savez pas quoi vous mettre vous non plus? C’est normal les copains et les copines, un dressing encombré nous offre trop de choix, et au final nous embrouille. Du coup, nos vêtements préférés se retrouvent souvent devant, tandis que les autres s’entassent dans l’ombre, et prennent de la place inutilement. De la sorte, selon la loi Pareto, seulement 20% de nos possessions sont le fruit de 80% de nos besoins et de notre bonheur. L’idée ici est donc de ne garder que ces 20% et se « libérer » des autres 80%. D’autant que Béa Johnson (2013) confirme: « En d’autres termes, avoir une garde-robe restreinte, c’est avoir un placard avec plein de choses à se mettre. »

Chouchouter son porte-monnaie… et sa planète. Nos vêtements sont source de gaspillage de ressources naturelles plutôt effroyable. D’ailleurs, selon le site notre-planete.info: « Trop de personnes l’ignorent: la culture et le traitement (pour user, teinter, délaver, broder le vêtement) de certaines fibres sont très polluants car ils nécessitent l’emploi de matières chimiques telles que le chlore. Et ceci persiste pendant les lavages et lors de la fin de vie de l’habit. De plus, la fabrication des vêtements peut être très énergivore. » A titre d’exemple, la fabrication d’un seul et même t-shirt en coton, nécessite 25000 L d’eau (si bien que la mer d’Aral s’assèche progressivement à cause de la culture cotonnière), 140g de pesticides et d’engrais chimiques (les nappes phréatiques sont polluées et 22000 travailleurs textiles meurent intoxiqués par an), et émet 5,2 kg de CO² soit l’équivalent que 27 kms en avion. D’ailleurs, d’après le documentaire de France 5 « Vêtements, ne jetez plus! »: les français achètent environ 700000 tonnes de textiles (vêtements, linges, chaussures) par an, et en fin de chaîne, moins d’un quart de ceux-ci sont recyclés tandis que le reste s’accumule en décharge. Dingue, non ? Surtout quand on sait que 114 euros ont été dépensé en moyenne, par foyer, pour des habits qui ne seront jamais portés…

« L’industrie de la mode est le parfait exemple d’une activité vouée à gaspiller les ressources, et ce non pas pour créer de la satisfaction, mais de l’insatisfaction chez les gens – en réalité pour rendre obsolète des articles tout à fait satisfaisants. » Ezra Mishan.

 

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Reconnaître le principe : « Moins tu as, plus tu es ». Dans ma garde-robe minimaliste, j’aspire ici à me détacher de mon image, superficielle et illusoire, pour retrouver ma vraie identité. Notre valeur ne s’achète pas, ne s’habille pas, ne se maquille pas. D’ailleurs, je me souviens de cette femme toujours très apprêtée, décrite dans le livre « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi » (Laurent Gounelle, 2016), a qui il lui est conseillé de porter tout ce qu’elle possédait afin qu’elle réalise enfin « Si j’ai tout ça, on ne peut même plus me voir… » L’auteur ajoute ensuite: « L’avoir éloigne de soi. Plus on cultive son image, plus on étouffe son être. » 

« La perfection de l’homme réside en ce qu’il est, non en ce qu’il a. » Oscar Wilde.

Mais comment faire?

Chacun sa méthode. Certains préfèrent tout virer d’un coup, sans se laisser la possibilité de revenir sur leur décision, un peu comme la méthode du pansement retiré très vite. D’autres, comme moi, adoptent une stratégie par couches, un peu comme lorsqu’on épluche un oignon (bio^^). Quand il y a des vêtements dont je ne suis pas prête psychologiquement à m’en séparer tout de suite, alors, je m’autorise un petit délai pour me faire à cette idée. Il existe aussi une très bonne méthode qui consiste à mettre certains vêtements dans un carton, et pendant un an, on avise si ces vêtements nous manquent. Ou pas.

Virer les vêtements abîmés ou inconfortables. Les « il faut que je vraiment que je le recouds », on les connaît, et ça ne se fait jamais. Sinon, ce serait fait depuis un bout de temps. Alors soit, on le fait maintenant, tout de suite, soit on s’en débarrasse. Et puis, tous les vêtements qui nous boudinent, qui nous font transpirer, que nous n’assumons plus, ou qui demandent un entretien décourageant, allez hop, on les vire.

Repérer les basiques. Les basiques sont des vêtements simples et intemporels. Ils n’appartiennent pas à une saison particulière, ils traversent la mode, et surtout ils ont l’avantage d’aller avec tout. Vous voyez desquels je parle ? Mais si, la marinière, la fameuse petite robe noire, le bon vieux jean, la veste cintrée, etc. Les combinaisons sont alors multiples et nous pouvons de la sorte, avec très peu de vêtements, nous habiller différemment en fonction des circonstances. Personnellement, j’adore ce concept !

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Repérer ce qui me met en valeur. Il va falloir se rendre à l’évidence, certains vêtements, on les aime, mais leur coupe ou leur couleur ne nous vont pas. C’est pas de notre faute, c’est comme ça. Ce jean taille basse qui nous fait des petites jambes ou cette chemise qu’on a du mal à attacher, et bien on les vire aussi. Il est très important de ne savoir garder que les vêtements dans lesquels nous nous sentons canons. Vous savez, ceux qui nous font plaisir de porter, ceux qui nous donnent l’impression d’avoir été fabriqués rien que pour nous ^^

La question éthique… J’étais obligée d’en parler. Même si personnellement, je n’en suis pas encore là, les véganes ont de très bonnes raisons de refuser tout vêtement issu de l’exploitation (et souffrance) animale(s). Ils ne portent donc pas de cuir, ni de fourrure, ni même de laine. (D’ailleurs, si vous tiquez un peu sur la laine, comme moi au premier abord, je vous renvoie sur le super article d’Antigonexxi : Touche pas à ma laine !) Il existe à ce propos des blogs éthiques tels que une garde-robe éthique, répertoriant les marques de vêtements et chaussures véganes. Mais bon, on s’égare, l’idée de cet article n’est pas d’acheter de nouveau mais de se désencombrer. (Ah, chassez le naturel et il revient au galop! Hihi)

Et maintenant, que faire des vêtements dont on ne veut plus?

Les donner. A vos cousins, à vos collègues, à des associations caritatives telles que la croix-rouge, lerelais.org, ou encore à des sites internet de dons comme jedonnetout.comdonne.consoglobe.comtoutdonner.com, …

Les vendre. En brocante, ou encore sur des sites tels que leboncoinvinted.frvidedressing.comvestiairecollective.com, …

Les recycler. Je vous suggère de les déposer dans un conteneur lerelais.org, qui propose:

  • « les textiles qui ne peuvent plus être portés sont recyclés par le Relais dans le cadre de la production de chiffons d’essuyage pour l’industrie, ou pour la fabrication de matières à partir desquelles est notamment fabriqué l’isolant Métisse®.
  • La matière non valorisée représente 3 % des volumes collectés, dont la majeure partie sera utilisée en valorisation énergétique. »

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Et après ?

Alors les copains & copines, vous ne vous sentez pas plus légers ?  Pour ma part: Oh que oui ! Hihi. Bon, évidemment, nous ne sommes pas à l’abri d’une envie soudaine de craquer pour un nouveau petit top, ou pour ces petites chaussures qui semblent nous faire de l’œil dans quelques mois, mais avant tout, il devient important de se poser la question suivante : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin? », et puis ensuite farfouiner sur les sites qui proposent des vêtements d’occasion (mon préféré est celui-ci : www.vinted.fr) et enfin, suivre le principe « un de nouveau à porter = un autre à donner ». 

Pour aller plus loin :

Les copains, les copines, je vous propose les livres « l’art du minimalisme » d’Elodie-Joy Jaubert, le génialissime « Zéro déchet » de Bea Johnson, et « l’art de l’essentiel » de Dominique Loreau.

[Vive la légèreté et les jeans troués !]

 

[PS: N’hésitez pas à partager le blog si l’envie vous en dit les copains et copines ^^ Bises à vous!]

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3 commentaires sur “Ma garde-robe minimaliste

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