Au coin lecture...·Côté bouquins

No impact man

no impact man

Les copains, les copines, il fait un froid de canard, je vous l’accorde. Mais avant de remonter le chauffage jusqu’à se croire en Jamaïque dans votre salon, remettez une couche de pull, faîtes chauffer votre bouillotte, enroulez-vous dans une couverture douillette, et vous serez fin prêts à découvrir ce nouvel article traitant sur notre impact écologique, un bol de chocolat chaud végétal entre les mains…

La biocapacité est la capacité d’une zone à offrir des ressources tout en sachant absorber les déchets générés. Elle se mesure en hectare. Sur Terre, (en 2006) la biocapacité disponible par personne était de 1.8 hectares. Or, en moyenne, un terrien a utilisé 2.6 hectares…

empreinteecologique3

Que ce soit pour nous nourrir, nous déplacer, nous loger, ou même gérer nos déchets, nous consommons des ressources naturelles. L’empreinte écologique est l’outil permettant de mesurer la surface productive nécessaire à notre population pour répondre à notre consommation de ressources d’une part, et à nos besoins d’absorption de nos déchets d’autre part. Elle est une estimation de la superficie dont la Terre aurait besoin pour subvenir à nos besoins en fonction de notre mode de vie. De la sorte, elle est une mesure de la pression qu’exerce l’Homme sur la nature.

Donc, si la demande (l’empreinte écologique) d’une zone est supérieure à l’offre (la biocapacité), nous sommes en déficit (écologique) et vivons à crédit en terme de ressources naturelles. C’est le cas de la France et beaucoup de pays dits développés.

Ainsi, si tous les terriens consommaient autant que les français, il faudrait 2.74 Terre pour subvenir à nos besoins…

Cela vous laisse à réfléchir ? Alors, je vous invite tous à cliquer  ou encore ici pour avoir une idée de votre empreinte écologique. Pour ma part, j’ai encore à m’améliorer…

Mais d’ici là, j’aimerais vous parler d’un livre que j’ai dévoré car adoré.

1906-126710411-370x0-1

Colin Beavan a 42 ans. Il vit à New-York, en plein cœur de Manhattan, avec sa femme Michelle, sa petite fille Isabella et son chien Franckie. Comme tout « bon citadin qui se respecte », ils vivent à 100 km/h, se sapent à la dernière mode, et engloutissent devant leur télé des plats tout préparés qu’ils se font livrer, avant de remplir leurs grosses poubelles de sacs plastiques et gobelets jetables. Sauf qu’un jour, Colin réalise naïvement que le réchauffement climatique est bien réel, et que son mode de vie n’y est pas pour rien dans la fonte des glaces qui noie l’ours polaire. Colin aime en discuter avec des amis, mais cela ne lui suffit plus. Désormais, il veut agir. Il veut « balayer devant sa porte » comme il dit. Alors, également motivé par l’écriture d’un troisième livre, il se lance dans une folle aventure : celle de vivre pendant un an, sans commettre d’impact négatif sur la planète.

« Je n’avais pas l’intention de faire dans la demi-mesure, de me contenter d’utiliser des ampoules basse consommation ou de recycler à tout-va. L’idée était d’aller aussi loin que possible, d’atteindre le zéro impact environnemental. Je visais non seulement le zéro carbone, mais aussi le zéro déchet, zéro pollution dans l’air, zéro toxine dans l’eau, zéro ressource pompée à la planète. Je ne voulais pas seulement réduire mon empreinte carbone à zéro, je ne voulais avoir aucune empreinte écologique« .

« Nous voici tous habillés, prêtes à nous aventurer dans ce monde sur lequel nous allons nous efforcer de ne pas avoir d’impact. J’installe Isabella dans une espèce de sac à dos; dans les escaliers, ce sera plus pratique que la poussette. Nous disons au revoir à Franckie qui, comme tous les matins, nous regarde comme si nous n’allions jamais revenir. Sans réflechir, nous nous entassons tous les trois dans l’ascenseur. Nous arrivons au rez-de-chaussée avant de nous rappeler que nous étions censés descendre à pied. »

Sauf que, dans l’histoire, il n’est pas seul. Il a embarqué toute sa famille, plus ou moins consentante. Dans un premier temps, Michelle semble subir le projet de son mari jusqu’à ce qu’elle y trouve du sens, qu’elle l’investisse à sa manière jusqu’à parfois prendre des décisions qui dépassent celles de Colin.

« – J’ai envie d’écrire sur les murs… -Pourquoi ? -Parce que j’ai envie, c’est tout. – Je ne crois pas que ce soit une bonne idée… – Ce n’est pas juste, me rétorque t-elle. C’est toujours toi qui décide de tout dans ce projet. – Il s’agit d’une expérience écologique, pas de gribouiller sur les murs. – Non, proteste t-elle. Il s’agit de déterminer de quelle façon nous souhaitons vivre, de redéfinir notre mode de vie, et j’ai envie d’écrire sur les murs. »

colin_beavan_no_impact_man_new_york

Dans son livre, Colin nous retrace son cheminement vers un mode de vie éco-écologique. Il nous transmet avec humour et vérité, ses doutes, ses choix, des informations, ses difficultés, ses limites et les conclusions de leur expérience. Tout naturellement, il se questionne aussi sur le sens de nos vies, et la quête du vrai bonheur…

« Juste au moment où nous sortons de l’immeuble, il se met à pleuvoir des cordes. […] Je finis par refermer le parapluie. Isabella ne pleure plus. De toutes façons, en se baladant sous la pluie au lieu d’emprunter ses transports mécanisés, il n’y a pas moyen d’éviter la pluie.[…] Je descends Isabella de mes épaules et je la laisse patauger dans une flaque. Ses chaussures et son pantalon sont trempés. Pour rigoler, je saute moi aussi dans la flaque. Isabella rit aux éclats. […] A quel moment l’enfant en moi a-t-il disparu? Tout autour de nous, les gens courent à la recherche d’un abri. Ils ont l’air désespérés, malheureux. Que nous est-il arrivé? »

Dans cet ouvrage, nous faisons partie de cette famille finalement très attachante. Nous cheminons ensemble vers une vie zéro empreinte écologique, mais aussi vers une humanité plus solidaire, plus respectueuse, plus heureuse peut être…

Alors oui, ce livre, je le recommande; tant pour le projet et les efforts de cette famille, que pour nous donner courage et espoir qu’ensemble, un monde meilleur est possible.

Pour aller plus loin:

Copains, copines, vous découvrirez le blog (en anglais) de Colin en cliquant ici.

colinbeavan

[A tous les copains et copines qui font de leur mieux chaque jour pour une planète moins malade, et à tous ceux qui cherchent des idées cadeaux pour Noël ^^]

Belle semaine à vous tous !

Publicités

2 commentaires sur “No impact man

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s