Il y a des jours comme ça...·Questions de société

(In)dépendance au maquillage

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« La beauté commence au moment où vous décidez d’être vous-même! » Coco Chanel

Un jour, comme ça, j’ai pu me regarder dans un miroir et me trouver jolie sans triche, ni maquillage. Et même que c’était loin d’être gagné d’avance. Durant des années, je ne sortais jamais sans avoir sur- ni sous-ligné mes yeux de noir. Durant des années, je me cachais une fois démaquillée. En fait, mon image en était dépendante, et j’en étais prisonnière.

Et, ce n’est pas une question de quantité mais réellement une question de fréquence. En effet, le maquillage est censé nous sublimer, c’est-à-dire être un « plus » pour notre image. Or, s’il est systématique, l’image de nous-même maquillée devient notre image de référence. Au quel cas, le jour où l’on ne l’a pas, le maquillage représente un « moins ». Donc, au lieu de se sentir plus jolie quand on est maquillée, on se sent seulement moins jolie quand on ne l’est pas. Et là, ça coince. D’ailleurs, combien d’entre nous ont déjà essuyé des remarques délicates, un jour sans maquillage, du style: « Oh bah qu’est ce qu’il t’arrive ? Tu as l’air si fatiguée !  -Euh non, j’ai dormi 10h, tout va bien… »

En bref, nous avons le droit de nous maquiller mais nous avons aussi le droit de ne pas nous maquiller sans nous sentir moche

« Ne plus se maquiller » ne rime pas systématiquement avec « ne pas prendre soin de soi ». C’est même, pour moi, le contraire. Outre la composition pétrochimico-toxique des cosmétiques en général, ne plus nous maquiller quotidiennement, c’est faire la paix avec notre vraie image, celle de nous au naturel; c’est nous accepter telles que nous sommes, ne plus tricher et nous rendre compte finalement que le maquillage n’ajoute rien à la vraie beauté qui se dégage de chacune de nous. (si, si les copines! )

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut plus jamais utiliser de maquillage, (moi-même, j’adore me tartiner les lèvres d’un rouge pimpant de temps à autre, et n’hésite pas à user de mon anti-cernes quand les semaines paraissent interminables!);  Je regrette seulement son caractère indispensable pour se plaire lorsqu’il devient systématique.

Pour ma part, le sevrage au maquillage a commencé, un soir à refaire le monde avec ma cousine. Entre deux fou-rires, celle-ci a laissé échapper un « Moi, mon rêve serait d’aller au travail sans maquillage! ». Rires. Long silence. Puis un « Vas-y, Cap? ». Sauf qu’après tant d’années, impossible d’arrêter du jour au lendemain. Alors, pendant les semaines, nous avons diminué la quantité, tout en nous encourageant mutuellement.(« T’es magnifiiique ! -Oh arrête, te fous pas de moi… »). Et puis, un beau jour, nous avons atteint notre objectif : Aller au travail, les yeux nus. Nous étions ravies, nous nous sentions libres et pas peu fières; Et aucun de nos collègues respectifs ne nous a fait de remarque, ou presque. Finalement, c’était davantage dans notre tête que dans la leur.

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Paroles de copines…

« Bonsoir les copains et les copines ! Moi c’est Mélanie, la cousine de Pauline, et je suis ravie d’apporter ma petite contribution à ce blog sans prétention mais plein de belles idées… Alors voilà, j’ai 37 ans et aussi loin que mes souvenirs me ramènent, il me semble que j’ai commencé au collège, en 4ème peut-être, à mettre simplement un trait de crayon noir aux yeux. Je ne sais plus si c’était par manque de personnalité  pour ressembler à d’autres filles que je trouvais jolies ou bien si c’était pour imiter ma maman qui elle se maquillait très peu mais se fardait de ce petit trait de crayon noir…bref, il me semble que j’avais l’impression d’être plus belle en tous cas…pourtant à cet âge on est jolie… Puis au lycée, j’ai découvert le MASCARA,  Ahhhh le mascara, quelle merveilleuse invention… et oui j’ai toujours eu l’impression d’avoir des cils minuscules et grâce au mascara j’avais l’illusion que mes cils étaient géants…c’est ainsi que je suis devenue addict pendant des années et j’ai fait le bonheur de toutes les marques car, un peu naïve en plus, à chaque nouveauté j’y croyais à fond : cils glamours, volume millions, supra volume, effet faux cils… et à chaque fois j’y croyais à nouveau bien que déçue du précèdent… Mon addiction au mascara m’a value d’être parfois ridicule: je n’assumais tellement pas de ne pas mettre de mascara qu’à 15 ans je suis allée me baigner maquillée et tout a coulé partout sous mes yeux… Bref, je me suis malheureusement habituée à mon reflet dans le miroir avec mascara et mon entourage également… ça n’était pourtant pas grand-chose, mais je suis devenue dépendante au point d’avoir le « rêve » de pouvoir un jour aller au travail pas maquillée ! Et grâce au défi que nous nous sommes lancé avec Pauline, j’ai réalisé ce « rêve » et ça a été une vraie libération ! Certes j’ai eu le droit à 2-3  remarques les premiers jours du type : « tu as l’air fatiguée »…mais ça n’a duré que quelques jours et même si ça a été difficile au début, je me suis rapidement sentie plutôt jolie, je me suis réhabituée à mes yeux sans maquillage et mon entourage également. J’ai tenu le défi assez longtemps et quel plaisir de remettre un peu de mascara simplement pour une occasion. Pour conclure, ça n’est pas facile et je ne cache pas d’ailleurs que je suis  redevenue un peu consommatrice de mascara depuis le challenge, mais ça reste modéré et je peux sortir en me sentant jolie sans maquillage…un petit bijou et une jolie coupe de cheveux et le tour est joué ! Je ne juge personne mais je vous encourage toutes à témoigner car sincèrement, c’est une vraie thérapie et ça aide à prendre conscience de certaine choses… J’crois bien que demain je vais aller au bureau sans mascara moi 😉 » Mélanie.

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« Je me souviens de mon enfance où je réclamais à ma mère de mettre du rouge à lèvres ou du vernis comme elle… J’avais hâte de grandir, hâte de travailler, hâte de voyager et hâte d’être une femme. Une femme qui se met du maquillage bien sûr, car je grandissais dans un univers où je pensais qu’il était comme des chaussettes ou un soutient gorge, soit une étape indispensable avant de sortir de chez soi. Je n’y voyais pas le mal et je ne le vois toujours pas d’ailleurs! Je sais bien que certaines femmes prennent même beaucoup de plaisir à cela et assument pleinement. Pour d’autres, ça leur permet de cacher certains petits défauts ! Pour ma part, ce qui a commencé à me gêner avec le maquillage, c’était le temps que cela me prenait chaque matin. C’était loin d’être énorme car je ne me maquillais pas beaucoup mais il fallait toujours que je garde précieusement ces quelques minutes car je me sentais pas bien rien qu’à l’idée de sortir sans ma couche de bébé crème ni mes paupières noircies. D’ailleurs, même en vacances farniente ou en randonnée, il me fallait cette petite touche. Je suivais les blogueuses beauté, et j’ai même pensé que j’étais à la ramasse question maquillage, et qu’il fallait que j’apprenne à « faire mieux ». Comme beaucoup, je manque de confiance en moi sur certains aspects. D’ailleurs, je n’aimais pas mon visage nu. J’ai réalisé peu à peu qu’être dépendante au maquillage ne m’aidait en rien vis-à-vis de l’estime de moi-même. Quand ma copine Pauline m’a dit qu’elle avait décidé de ne plus se maquiller, ça m’a fait quelque chose. Je me suis dit qu’elle paraissait libre et j’avais envie de lui ressembler à ce moment là. Mais ce qui me chagrine réellement dans tout ça, c’est l’aspect « obligatoire » de la chose pour être parfois reconnue dans le monde du travail ou autre. Et j’avais très envie de me voir le matin dans le miroir et de me sentir jolie tout simplement. Puis aussi, de voir mon visage changer, jour après jour, vieillir même et me préparer au futur de mon vrai moi. Egalement, j’ai beaucoup moins de problèmes de peau depuis que j’ai arrêté de me maquiller tous les jours, et j’en suis ravie. Aujourd’hui, je prends plaisir à me maquiller occasionnellement. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c’est de partir chaque matin de chez moi, entièrement moi, et de me sentir bien, même sans maquillage. C’est là que j’ai le sentiment d’être une ‘femme qui se sent bien’. » Aurélie.

Et vous les copines, quel est votre vécu avec le maquillage? Où en êtes-vous aujourd’hui ?

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Et de copains…

« Evidemment que le maquillage rend les filles plus jolies dans la mesure où il peut cacher les boutons, ou même les cernes ! Mais pour autant, je préfère les filles qui se maquillent très peu. Nous pouvons les aider à s’accepter au naturel, en les rassurant par des compliments sincères afin qu’elles prennent confiance en elles, et qu’elles comprennent qu’elles n’ont pas besoin de se barbouiller la tronche comme à la télé pour être belle ! » J.R 

« A une époque, j’ai cru que le maquillage rendait les filles plus jolies, mais je pense que c’est parce que je n’avais plus l’habitude de voir des filles non maquillées. Aujourd’hui, je trouve que le maquillage donne une image artificielle de la femme, et il en découle une uniformité très monotone. Sans compter que j’ai l’impression que ce sont ces mêmes produits qui détériorent la peau des femmes et les poussent ainsi à se maquiller encore plus… Je pense qu’il faut juste les aimer sincèrement pour ce qu’elles sont, telles qu’elles sont, et surtout pas pour ce qu’elles renvoient une fois maquillée, car c’est le meilleur moyen de les faire complexer sur leur image naturelle ! D’ailleurs, je trouve ma femme plus jolie sans maquillage et ça me trouble désormais lorsqu’elle se remaquille juste un petit peu: J’ai perdu l’habitude de la voir ainsi et ça ne me manque pas du tout, bien au contraire. J’ai l’impression qu’elle se sent bien dans sa peau et ça me rend heureux. » L.F

« Je pense que cela dépend de la manière dont le maquillage est utilisé. Comme toute chose, il ne faut pas en abuser car le résultat peut être le contraire du résultat souhaité. (Et puis, ça fait pas des miracles non plus de toutes façons!) Je considère le maquillage comme un accessoire, pas obligatoire, mais qui peut ajouter du charme à une femme s’il est utilisé dans la légèreté. Pour aider les femmes à s’accepter au naturel, il nous faut leur montrer que nous les aimons de cette manière. D’ailleurs, les compliments font partis du processus mais ne suffisent certainement pas… Peut être faut-il les aider à garder cet usage que pour les grandes occasions, comme pour les robes de soirée. » MK 

Et vous, les copains, pensez-vous que le maquillage rend les filles plus jolies ? D’après vous, comment pouvez-vous aider les filles à s’accepter au naturel ?

La fresqu’humaine !

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Vous aussi, participez à cette fresque ! Envoyez-moi une photo de vos beaux yeux nus !

[Allez les copines, osez rester vous-même, vous êtes belles comme des cœurs !]

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Un commentaire sur “(In)dépendance au maquillage

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